Le 28 mars 2018 marque un changement important dans l’histoire de Google : la présentation des résultats de recherche (les SERP : pour Search Engine Page Results) tient désormais compte principalement des sites Internet compatibles mobile. En effet, l’index mobile first était en cours de gestation depuis plusieurs années, la question n’était pas si, la question était quand allait-il prendre le pas sur la version desktop. Et bien nous y sommes, et il faut prendre des mesures pour se conformer à cette nouvelle donne. Voici lesquelles.

Comment les sites internet sont-ils indexés par Google ?

Google ne peut indexer que les sites Internet qui ne sont pas protégés par un identifiant et un mot de passe. Selon les études, cela ne concerne moins de 20% des pages sur Internet. Même si Google communique assez peu sur le nombre de pages indexées, cela représentaient tout de même plus de 130.000 milliards de pages à fin 2016 ! Depuis le lancement de Google en 1998, la procédure est restée sensiblement la même : google dispose de milliers de robots appelés des crawlers (ou GoogleBots) qui visitent les sites Internet accessibles. Ces petit robots « auscultent » les sites Internet visités en mémorisant un nombre assez limité d’informations parmi lesquelles :

  • le texte
  • les liens
  • la mise en forme du contenu (organisation hiérarchique des éléments du texte, mots en gras…)
  • le nom du fichier, le titre et le texte alternatif des images
  • quelques informations techniques et notamment le niveau de sécurité du site internet, sa vitesse de chargement et sa compatibilité mobile (c’est sur ce sujet que nous allons nous étendre plus bas…)

Toutes ces informations sont stockées dans une sorte de liste horodatée appelée index. C’est aux informations détaillées de cet index (appelé cache) que vous pouvez accéder en cliquant sur le petit triangle vert visible au bout de l’URL sur les pages de résultats de recherche. Cela vous donne quelques information précieuses : le jour et l’heure où les robots de Google sont passés la dernière fois sur la page, le texte qui a été mémorisé et deux versions de la page (la version complète visible des internautes et son code source).

résultats-recherche-google

Bien évidemment, cet index est en constante évolution : ces milliers de robots crawlers ne cessent jamais leurs activités. Ils ajoutent des nouvelles pages et mémorisent les nouvelles versions des pages déjà visités. Pour cela, le robot rentre sur la page, analyse tous les éléments décrits plus hauts et suit les liens, internes et externes pour analyser d’autres pages. Bien sûr, il fait cela en quelques milli-secondes et ne vous demande pas d’autorisation. C’est d’ailleurs rarement un problème puisqu’on est souvent impatient de voir les robots de Google revenir faire un passage !

Qu’est ce que l’index mobile first ?

Depuis le lancement de l’iPhone en 2007, la navigation mobile n’a cessé de croitre. La démocratisation de l’Internet mobile s’est cependant accélérée ces quelques dernière années pour venir réellement concurrencer les ordinateurs depuis 2017. En effet, c’est l’année dernière que Google a annoncé que les recherches faites sur son moteur étaient désormais plus nombreuses depuis un mobile que depuis un ordinateur. Pour ce qui est de la consultation des sites Internet, c’est en 2018 que la bascule va s’opérer en France, c’est déjà le cas aux Etats-Unis, en Corée du Sud ou au Japon par exemple.

Depuis 2015, Google prend donc en compte cette nouvelle donne en favorisant les sites Internet disposant d’une version mobile. La logique de Google est toujours la même depuis son lancement : offrir à ses utilisateurs la meilleure expérience possible. Il vous est sûrement souvent arrivé de consulter sur votre smartphone des sites Internet dont l’affichage n’était pas adapté. Si vous en aviez la patience, vous avez « zoomé » pour pouvoir lire le contenu. Avouez que ce n’est vraiment pas pratique ! Et bien Google considère que cela détériore significativement l’expérience de navigation et, en conséquence, sanctionne ces sites Internet inadaptés.

Jusqu’alors, Google tenait un seul index à jour mais en deux versions différentes : un desktop et un mobile. Il faisait donc la différence entre les sites Internet disposant d’une version mobile et les autres. Pourtant, jusqu’alors, Google présentait prioritairement les version desktop des sites Internet indexés. Ce n’est plus le cas aujourd’hui puisque le moteur de recherche va présenter désormais les versions mobiles en priorité. La prochaine étape interviendra d’ici juillet avec la prise en compte de la vitesse de chargement des pages. Là encore, en plus de la version mobile, ce sont les sites Internet les plus rapides qui seront favorisés au détriment des autres. Il ne faut avoir absolument aucun doute sur le fait que la hiérarchie des résultats de recherche va s’en trouver chamboulée !

Comment se conformer à l’index mobile first de Google ?

Vous l’aurez compris, disposer d’une version « mobile friendly » de votre site Internet est désormais une condition sine qua non pour espérer vous battre à armes égales avec vos concurrents. Vous pouvez commencer par faire passer le test mobile friendly proposé par Google. C’est un très bon début pour savoir si votre site Internet est compatible mobile. Si ce n’est pas le cas, vos priorités sont donc les suivantes :

  • disposer d’une version dédiée au mobile ou, mieux encore, une version responsive de votre site Internet, c’est à dire une version qui s’adapte automatiquement à l’écran sur lequel le site Internet s’affiche
  • passer dès que possible à une version sécurisée de votre site Internet
  • prendre des dispositions pour améliorer la vitesse de chargement des pages
  • produire du contenu adapté au mobile et, en particulier, prendre en compte les spécificités de navigation sur mobile souvent très différentes de la version ordinateur. On parle ici d’UX Design, c’est à dire du design au service de l’expérience utilisateur

En conclusion, le seul moyen de savoir si votre site Internet est indexé en version mobile, c’est de le vérifier dans la Google Search Console, l’outil gratuit de Google permettant au webmaster de connaître l’état d’indexation du site. Vous pouvez aussi utiliser les outils proposés par OnCrawl (payant après 14 jours d’essai gratuits) ou encore Seolyzer.io (gratuit après inscription).

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